Article en provenance du site de l’Union Fédérale des Consommateurs
Le 2 décembre dernier, le tribunal de grande instance du Mans a déclaré que la société Aventis Pasteur MSD était « entièrement responsable » des troubles neurologiques présentés par Patrick Beaulaton. Après avoir reçu le Genhevac B (vaccin contre l’hépatite B) de l’Institut Pasteur en mars 1992, ce dernier, brancardier dans une clinique chirurgicale, a souffert de troubles neurologiques qui se sont révélés être ceux d’une sclérose en plaques. Pour le tribunal, il n’y a pas de doute, il considère « comme établi un lien de causalité entre la vaccination de M. Patrick Beaulaton et les troubles qu’il a présentés ultérieurement. » Outre ce jugement, le tribunal se livre à une salutaire mise au point sur les études officielles qui concèdent du bout des lèvres la possibilité d’un risque faible. Le jugement précise en effet que « les études effectuées ne concernent que les cas notifiés alors même que la sous-notification est bien connue en pharmacovigilance » et que, si on tient compte de cette sous-notification, « l’excès de cas de sclérose en plaque observé devient statistiquement significatif. » Des vérités que semblent avoir oubliées les experts de la conférence de consensus qui, l’an dernier, a conclu à l’absence de risque de la vaccination contre l’hépatite B.
Catherine Sokolsky
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